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AVK
Mise sous traitement et suivi des patients par
les médecins champardennais
Enquête auprès des médecins de Champagne Ardenne
Dans un premier temps une enquête de pratique fut réalisée auprès des médecins généralistes et spécialistes de la région.
Dans un deuxième temps l’URML sollicita la participation de l’URCAM afin de mieux apprécier les prescriptions susceptibles d’interférer avec le traitement par AVK.
De ces deux observations il apparaît qu’un grand nombre d’accidents et d’incidents iatrogènes peuvent être évitée par une meilleure concertation de l’ensemble des participants.
L’utilisation systématique d’un carnet de suivi du traitement anticoagulant qui doit-être remis par le médecin initiateur du traitement, puis présenté à chaque consultation, est le meilleur gage d’une bonne adhésion au traitement.
En France, on estime que 1% de la population est traitée par anti-vitamine K (AVK).
Selon une étude des Centres Régionaux de Pharmacovigilance (1998), les accidents hémorragiques des AVK étaient au premier rang des accidents iatrogènes médicamenteux.
Environ 17.000 hospitalisations par an seraient liées à une hémorragie sous AVK et 8% des hémorragies cérébrales surviennent chez des patients sous AVK. Cependant, lorsque les traitements anticoagulants sont sousdosés, ils sont inefficaces. Les patients restent ainsi exposés au risque de thrombose.
En Champagne Ardenne, selon les données de l'Assurance Maladie, entre 11.000 et 12.000 patients par an sont traités par des AVK (2003 et 2004). Entre 2002 et 2004, le nombre de patients a augmenté de 15% environ.
Malgré les risques importants, les AVK constituent un élément essentiel de la prise en charge des thromboses vasculaires. Leur usage, réservée à des indications validées, doit faire l'objet d'une surveillance biologique régulière chez un patient informé et éduqué.